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La Méditerranée figure parmi les points chauds...

vendredi 8 décembre 2023, par Jacques

La Méditerranée figure parmi les points chauds mondiaux du changement climatique. La diminution des précipitations moyennes et l’augmentation importante des températures, en particulier en été, conduiront à une diminution des ressources en eau et à une augmentation de la sévérité des sécheresses et des canicules.

"La présence d’une mer fermée bordée de reliefs, à l’est d’un vaste océan et au nord d’un des plus grands déserts du monde, confère au bassin méditerranéen un climat très particulier. Transition entre climats océanique, continental et désertique, le climat méditerranéen est aussi caractérisé par de fréquents épisodes extrêmes (vents violents, pluies intenses, sécheresses, canicules, etc.).

"Parmi eux, les épisodes méditerranéens sont les plus destructeurs : ces pluies intenses provoquent des inondations souvent rapides (crues éclair). Les phénomènes orageux à leur origine se produisent la plupart du temps en automne, quand l’atmosphère commence à se refroidir alors que la mer est encore chaude.

"L’analyse des événements pluvieux extrêmes méditerranéens au cours des dernières décennies permet de dégager les tendances suivantes pour les régions françaises :

- intensification des fortes précipitations dans les régions méditerranéennes entre 1961 et 2015 : +22 % sur les maxima annuels de cumuls quotidiens, avec une variabilité interannuelle très forte, qui explique la forte incertitude (de +7 à +39 %) sur l’ampleur de cette intensification ;
- augmentation de la fréquence des épisodes méditerranéens les plus forts, en particulier ceux dépassant le seuil de 200 mm en 24 heures."

Nous nous acheminons probablement, donc, vers des épisodes méditerranéens plus intenses à la fin du XXIe siècle ...

Toutefois, "L’étude des précipitations intenses et de leur évolution future reste un défi majeur pour les services météorologiques. Ces phénomènes sont en effet relativement mal représentés dans les modèles de climat standard. Au cours de ces dernières années, le programme international Cordex* a permis de réaliser et de mettre à disposition des ensembles de simulations climatiques régionales à des résolutions spatiales ( 10 km) permettant une meilleure représentation des évènements méditerranéens et donc une meilleure confiance dans leurs projections futures.

"Les analyses d’extrêmes appliquées aux modèles Cordex indiquent une augmentation de l’intensité des précipitations intenses sur la partie nord du bassin méditerranéen. Sur la région méditerranéenne française, l’intensification des précipitations extrêmes devrait être de l’ordre de quelques % sur les cumuls quotidiens par degré °C de réchauffement.

"Même si une augmentation de leur intensité se dessine, l’évolution future des précipitations extrêmes en Méditerranée reste aujourd’hui assez incertaine quantitativement. Les travaux de recherche en cours devraient permettre de progresser sur ce sujet, d’une part, en combinant mieux les ensembles de simulations globales et régionales de climat et, d’autre part, en utilisant des modèles climatiques de nouvelle génération pouvant atteindre les échelles kilométriques et représentant mieux la convection atmosphérique. Ces nouveaux modèles devraient également permettre d’étudier l’évolution possible des cumuls de précipitations horaires.

"D’importants efforts de recherche sont fournis pour améliorer les outils de prévision de ces épisodes. Météo-France a participé ainsi au programme international HyMeX**, lancé en 2010 pour une durée de 10 ans. HyMeX a aidé à améliorer les prévisions des épisodes méditerranéens et à étudier leur évolution dans un contexte de changement climatique.

"Initié par Météo-France et le CNRS, ce programme s’est intéressé au cycle de l’eau en Méditerranée et aux extrêmes associés. Rythmé par différentes campagnes de mesures s’étalant entre 2010 et 2020, il a permis aux chercheurs de travailler sur des modèles climatiques de nouvelle génération."

Source Météo France

Messages

  • Si les études n’ont pas permis de fixer avec précision lieux et niveaux extrêmes auquel le bassin méditerranéen pouvait être confronté, il n’en demeure pas moins que la Grèce, la Turquie, la Libye, la vallée de la Roya, en France, ont connu des phénomènes météorologiques hors du commun. Trop d’eau ou pas assez est désormais le lot commun. C’est pourquoi il faut favoriser l’enfouissement des eaux de ruissellement partout où cela est possible, et pour une double raison : limiter les destructions et compléter le niveau des nappes phréatiques qui sont de plus en plus soumises à l’évaporation, ou aux forages...

  • Le risque de sécheresses s’étend sur le territoire et la probabilité qu’elles soient longues augmente. Celle qui dure depuis plus d’un an dans les Pyrénées-Orientales, par exemple, est cohérente avec les trajectoires du changement climatique. Dans le même temps, les pluies extrêmes gagnent en intensité. C’est une des certitudes du rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). On l’observe déjà en France : en cinquante ans, les pluies les plus fortes ont augmenté de 20 % dans les Cévennes.

  • suite : Par ailleurs, avec la diminution des volumes dans les rivières ou les nappes phréatiques, la qualité de l’eau est affectée, car la concentration en polluants augmente. Au-delà d’une certaine concentration, on doit suspendre la distribution. Rien que dans le bassin Seine-Normandie, 1 200 points de captage de l’eau potable ont été fermés entre 2000 et 2021, dont 11 % en raison des pesticides. On se met en danger en n’étant pas capable de retrouver une bonne qualité d’eau.

  • Suite et fin :
    Enfin, notre société s’est fragilisée avec l’augmentation de la demande en eau. Une sécheresse à la sortie de la seconde guerre mondiale a duré cinq ou six ans. A l’époque, les habitants étaient moins nombreux, et chacun consommait moins – l’eau courante était rare. Si une telle sécheresse se reproduisait aujourd’hui, plus rien ne fonctionnerait.
    Le stockage de l’eau, par exemple dans des bassines, ne va pas nous aider lors des sécheresses longues, où il n’y aura plus d’eau ni dans les sols, ni dans les lacs, ni dans les nappes phréatiques. Si vous avez dépensé beaucoup d’argent pour stocker quelque chose qui se raréfie, vous êtes coincé. Il ne faut pas tout miser là-dessus, on est obligés de travailler sur des trajectoires de sobriété : apprendre à faire autant avec moins.

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